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    Avec Bocson, Juliette Chevalier déploie une œuvre chorégraphique pour six femmes en lutte, dans un univers de bâches, de tissus et de métal. Un pluralisme brut inspiré des paysages industriels du Nord (de la Belgique à la France), et des cataclysmes climatiques qui ont récemment ravagé cette région. Cette pièce engage les corps dans des territoires traversés et résilients. Entre carnaval, boxe et cultures populaires, elle tisse un manifeste sensible où les luttes intimes et collectives se répondent. Une danse de l’effort et de l’épuisement, entre effondrement et résurgence.

    26. Novembre

    La Raffinerie
    Bocson
    La Drache

    Avec Bocson, Juliette Chevalier déploie une œuvre chorégraphique pour six femmes en lutte, dans un univers de bâches, de tissus et de métal. Un pluralisme brut inspiré des paysages industriels du Nord (de la Belgique à la France), et des cataclysmes climatiques qui ont récemment ravagé cette région. Cette pièce engage les corps dans des territoires traversés et résilients. Entre carnaval, boxe et cultures populaires, elle tisse un manifeste sensible où les luttes intimes et collectives se répondent. Une danse de l’effort et de l’épuisement, entre effondrement et résurgence.

    Dans ce trio, Jefta van Dinther explore les liens entre mouvement et langage à partir de la pratique de la langue des signes. Les gestes de communication s’étirent, se déplacent et se transforment en matière chorégraphique, ouvrant un espace où différentes façons de percevoir, de lire et de ressentir entrent en dialogue.

    02. Décembre - 03. Décembre

    La Raffinerie
    Mercury Rising
    Jefta van Dinther

    Dans ce trio, Jefta van Dinther explore les liens entre mouvement et langage à partir de la pratique de la langue des signes. Les gestes de communication s’étirent, se déplacent et se transforment en matière chorégraphique, ouvrant un espace où différentes façons de percevoir, de lire et de ressentir entrent en dialogue.

    Cinq danseureuses et un musicien live épousent l’instant pour livrer une ode ludique et sensible à l’éphémère, au fragile, à ce qui se consume et à ce qui refuse de finir. Dans le sillage de Landfall, Erika Zueneli module l’espace et le temps pour maintenir ouvert le champ des possibles.

    Et si résister à la dureté ambiante passait par l’inefficacité ? Et si ouvrir, ne pas finir, rendait à l’époque sa part d'espoir ? Déjouer les attentes, célébrer la fragilité, oser le décalage et la digression : avec en sous-texte la modestie des marguerites, et pour boussole le désir de l’instant, le nouvel opus de Tant’Amati pose en principe l’ambivalence de la légèreté, de l’innocence, de la simplicité dans un monde intensément brutal.

    Erika Zueneli y retrouve une partie des jeunes interprètes de Landfall et son complice de longue date Sébastien Jacobs, qui sculpte en direct un paysage sonore fait de mots et de sons, de mélodies baroques, de rock français, de chanson italienne. Dans un jeu de cadres, d’opacité et de transparences, d’apparition/disparition, de surprises gestuelles et textiles, une focale mouvante esquisse des tableaux fugaces où, à chaque instant, le familier rencontre l’inattendu.

    Une co-présentation le Jacques Franck et Charleroi Danse

    05. Décembre

    Le Jaques Franck
    Le Margherite
    Erika Zueneli

    Cinq danseureuses et un musicien live épousent l’instant pour livrer une ode ludique et sensible à l’éphémère, au fragile, à ce qui se consume et à ce qui refuse de finir. Dans le sillage de Landfall, Erika Zueneli module l’espace et le temps pour maintenir ouvert le champ des possibles.

    Et si résister à la dureté ambiante passait par l’inefficacité ? Et si ouvrir, ne pas finir, rendait à l’époque sa part d'espoir ? Déjouer les attentes, célébrer la fragilité, oser le décalage et la digression : avec en sous-texte la modestie des marguerites, et pour boussole le désir de l’instant, le nouvel opus de Tant’Amati pose en principe l’ambivalence de la légèreté, de l’innocence, de la simplicité dans un monde intensément brutal.

    Erika Zueneli y retrouve une partie des jeunes interprètes de Landfall et son complice de longue date Sébastien Jacobs, qui sculpte en direct un paysage sonore fait de mots et de sons, de mélodies baroques, de rock français, de chanson italienne. Dans un jeu de cadres, d’opacité et de transparences, d’apparition/disparition, de surprises gestuelles et textiles, une focale mouvante esquisse des tableaux fugaces où, à chaque instant, le familier rencontre l’inattendu.

    Une co-présentation le Jacques Franck et Charleroi Danse

    Le mythique Ensemble Intercontemporain, dirigé par Pierre Bleuse, et Les Insectes se déplacent à Charleroi pour une soirée de clôture du festival Ars Musica pulsée et hypnotique.

    05. Décembre

    PBA
    Nous sommes Orage
    Ensemble Intercontemporain & Les Insectes

    Le mythique Ensemble Intercontemporain, dirigé par Pierre Bleuse, et Les Insectes se déplacent à Charleroi pour une soirée de clôture du festival Ars Musica pulsée et hypnotique.

    Alesandra Seutin presenteert met Ceci n’est pas Noire: Act II een performance die het lichaam als een plaats van echo en culturele resonantie ziet – een plek waar opvattingen rond identiteit en thuishoren constant transformeren.

    Deze immersieve creatie reflecteert op Alesandra’s ervaring als persoon van zowel witte Europese als Zwarte Zuid-Afrikaanse afkomst; een constante onderhandeling tussen intimiteit en blootstelling, kwetsbaarheid en projectie. Ceci n’est pas Noire: Act II gaat over het aanvaarden van innerlijke spanningen binnen de ontdekking van je eigen waarheid.

    Tussen surreële visioenen en hybride narratieve vormen ontvouwt het stuk zich aan de hand van een episodische structuur, doorspekt met meerdere personages die moeiteloos worden belichaamd via Seutins bewegingsvocabulaire. Gebaren, vocals en live klanken vervlechten zich en roepen zo herinneringen op, doorkruisen geografische en persoonlijke landschappen en onthullen de gelaagde complexiteit van een hybride identiteit.

    In Ceci n’est pas Noire: Act II verkent Seutin haar gelijknamige creatie uit 2013 opnieuw. Ze verweeft op behendige wijze theatrale middelen om thema’s als de externe blik, transformatie en aangenomen sociale rollen te (her)ontdekken en te bevragen hoe fluïde en misleidend uiterlijkheden kunnen zijn.

    Beleef mee deze intieme maar doelgerichte reis waarin Alesandra Seutin je uitnodigt om het lichaam te beschouwen als een ruimte van herinnering, verbeelding, kwetsbaarheid en – finaal – kracht.

    09. Décembre - 18. Septembre

    KVS BOX
    Le Salon Revisited
    Peeping Tom

    Alesandra Seutin presenteert met Ceci n’est pas Noire: Act II een performance die het lichaam als een plaats van echo en culturele resonantie ziet – een plek waar opvattingen rond identiteit en thuishoren constant transformeren.

    Deze immersieve creatie reflecteert op Alesandra’s ervaring als persoon van zowel witte Europese als Zwarte Zuid-Afrikaanse afkomst; een constante onderhandeling tussen intimiteit en blootstelling, kwetsbaarheid en projectie. Ceci n’est pas Noire: Act II gaat over het aanvaarden van innerlijke spanningen binnen de ontdekking van je eigen waarheid.

    Tussen surreële visioenen en hybride narratieve vormen ontvouwt het stuk zich aan de hand van een episodische structuur, doorspekt met meerdere personages die moeiteloos worden belichaamd via Seutins bewegingsvocabulaire. Gebaren, vocals en live klanken vervlechten zich en roepen zo herinneringen op, doorkruisen geografische en persoonlijke landschappen en onthullen de gelaagde complexiteit van een hybride identiteit.

    In Ceci n’est pas Noire: Act II verkent Seutin haar gelijknamige creatie uit 2013 opnieuw. Ze verweeft op behendige wijze theatrale middelen om thema’s als de externe blik, transformatie en aangenomen sociale rollen te (her)ontdekken en te bevragen hoe fluïde en misleidend uiterlijkheden kunnen zijn.

    Beleef mee deze intieme maar doelgerichte reis waarin Alesandra Seutin je uitnodigt om het lichaam te beschouwen als een ruimte van herinnering, verbeelding, kwetsbaarheid en – finaal – kracht.

    In Version(s) brengt gevierd choreografe Dorothée Munyaneza (Umuko, Mailles, …) twee mannen samen: Christian Nka, voormalig bokser en legende in de noordwijken van Marseille; en Ben LaMar Gay, componist en muzikant uit Chicago en trouwe metgezel van Dorothée. Via de klanken van Ben ontvouwt zich een portret van Christian en bevraagt Munyaneza voor het eerst expliciet mannelijkheid – een polymorfe identiteit in volle omwenteling – en wat we erven en doorgeven.

    09. Décembre - 10. Décembre

    KVS BOX
    Version(s)
    Dorothee Munyaneza / Compagnie Kadidi

    In Version(s) brengt gevierd choreografe Dorothée Munyaneza (Umuko, Mailles, …) twee mannen samen: Christian Nka, voormalig bokser en legende in de noordwijken van Marseille; en Ben LaMar Gay, componist en muzikant uit Chicago en trouwe metgezel van Dorothée. Via de klanken van Ben ontvouwt zich een portret van Christian en bevraagt Munyaneza voor het eerst expliciet mannelijkheid – een polymorfe identiteit in volle omwenteling – en wat we erven en doorgeven.

    Comment perçoit-on le monde à travers notre peau ? Lucie Yerlès et son équipe nous offrent une performance sensorielle généreuse entre cirque, théâtre et danse.

    En tant que circassienne, Lucie Yerlès a pris conscience d’un décalage entre sa propre expérience du toucher – quotidienne, technique – et celle qui domine dans nos sociétés occidentales, où le contact physique reste principalement réservé à la sphère intime. Que signifie toucher ou être touché·e ? Sur une piste ou un plateau, c’est surtout une nécessité. Les portés, le main à main ou les « parades » supposent une écoute fine et une responsabilité physique. Ce lien corporel est outil autant que prise de risque.

    Corps tendres s’appuie sur ce décalage. Quatre circassien·nes et un musicien proposent une performance immersive dans un paysage doux et ludique. Le projet émane d’un travail de recherche mené en amont avec des amateur·ices lors d’ateliers. Au-delà de la virtuosité acrobatique circassienne, Corps tendres nous invite à modifier notre regard sur la proximité tactile, pour en révéler la troublante complexité.

    09. Décembre - 10. Décembre

    Théâtre National
    Corps tendres
    Lucie Yerlès

    Comment perçoit-on le monde à travers notre peau ? Lucie Yerlès et son équipe nous offrent une performance sensorielle généreuse entre cirque, théâtre et danse.

    En tant que circassienne, Lucie Yerlès a pris conscience d’un décalage entre sa propre expérience du toucher – quotidienne, technique – et celle qui domine dans nos sociétés occidentales, où le contact physique reste principalement réservé à la sphère intime. Que signifie toucher ou être touché·e ? Sur une piste ou un plateau, c’est surtout une nécessité. Les portés, le main à main ou les « parades » supposent une écoute fine et une responsabilité physique. Ce lien corporel est outil autant que prise de risque.

    Corps tendres s’appuie sur ce décalage. Quatre circassien·nes et un musicien proposent une performance immersive dans un paysage doux et ludique. Le projet émane d’un travail de recherche mené en amont avec des amateur·ices lors d’ateliers. Au-delà de la virtuosité acrobatique circassienne, Corps tendres nous invite à modifier notre regard sur la proximité tactile, pour en révéler la troublante complexité.

    Que reste-t-il d’un spectacle une fois les derniers applaudissements évanouis ?

    Le 25 juin 1946, au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, c’est la première du ballet Le Jeune homme et la mort, chorégraphié par Roland Petit, d’après un argument de Jean Cocteau. Soixante ans plus tard, Olga de Soto choisit non pas de reconstituer l’œuvre mais d’en recueillir les échos.

    Fidèle à son goût pour le travail de mémoire, la chorégraphe mène une enquête sensible à partir d’un matériau inattendu : les souvenirs des spectateur·ices présent·es ce soir-là. Leurs récits, forcément parcellaires, parfois contradictoires, composent une reconstitution touchante. La cape de la danseuse Nathalie Philippart était-elle rouge ou noire ? Les envolées du virtuose Jean Babilée fulgurantes ou suspendues ? Peu importe l’exactitude. Ce sont les variations qui font de ce récit un dispositif de transmission, entre danse et performance documentaire, où la mémoire collective devient une œuvre vivante. histoire(s) révèle ce qui traverse le temps et subsiste dans les cœurs de cell·eux qui l’ont vue.

    09. Décembre - 12. Décembre

    Théâtre National
    histoire(s)
    Olga de Soto

    Que reste-t-il d’un spectacle une fois les derniers applaudissements évanouis ?

    Le 25 juin 1946, au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, c’est la première du ballet Le Jeune homme et la mort, chorégraphié par Roland Petit, d’après un argument de Jean Cocteau. Soixante ans plus tard, Olga de Soto choisit non pas de reconstituer l’œuvre mais d’en recueillir les échos.

    Fidèle à son goût pour le travail de mémoire, la chorégraphe mène une enquête sensible à partir d’un matériau inattendu : les souvenirs des spectateur·ices présent·es ce soir-là. Leurs récits, forcément parcellaires, parfois contradictoires, composent une reconstitution touchante. La cape de la danseuse Nathalie Philippart était-elle rouge ou noire ? Les envolées du virtuose Jean Babilée fulgurantes ou suspendues ? Peu importe l’exactitude. Ce sont les variations qui font de ce récit un dispositif de transmission, entre danse et performance documentaire, où la mémoire collective devient une œuvre vivante. histoire(s) révèle ce qui traverse le temps et subsiste dans les cœurs de cell·eux qui l’ont vue.

    Imaginez… Vous choisissez une chanson, la notez sur un bout de papier. Vous avez le cœur qui bat la chamade. Vous saisissez le micro tendu puis, devant une foule d’inconnu·es, vous commencez à chanter… Dans Orchestre vide, longing for you, cinq personnages aussi éclectiques que singuliers explorent le karaoké comme espace où tous les épanchements sont possibles. Dans les interstices des chansons, se joue leur combat entre corps social et corps qui déborde, entre souci de se contenir et besoin irrépressible de se raconter.
    « Karaoké » est un mot-valise japonais qui signifie « orchestre vide », en référence à l’interprète chantant seul·e, sans musicien·nes. Pour le sociologue sud-coréen Young-ha Kim, cette pratique serait la résurgence d’un besoin d’exprimer notre désir artistique. Plus qu’un divertissement ou une simple parenthèse, il est un lieu où se dévoiler et se réinventer, sans jugement ou exigence de perfection. À la fois songe et réalité, expérience individuelle et collective, il est aussi le terreau des souvenirs ou de la nostalgie d’un futur à venir.
    Et si, le temps d’une soirée, on (re)découvrait des facettes de soi inconnues ou oubliées, étouffées par le quotidien et la normativité ? Et si d’autres histoires étaient possibles ? Avec Orchestre vide, longing for you, Habib Ben Tanfous compose un éloge à la vulnérabilité, envisagée comme un puissant vecteur de connexion et de communauté. En amont du spectacle, nous vous invitons à plonger dans le grand bain des chansons d’amour, en participant au karaoké qui aura lieu chaque soir, une heure avant la représentation.

    09. Décembre - 11. Décembre

    Théâtre Varia
    Orchestre vide, longing for you
    Habib Ben Tanfous & FiNEK

    Imaginez… Vous choisissez une chanson, la notez sur un bout de papier. Vous avez le cœur qui bat la chamade. Vous saisissez le micro tendu puis, devant une foule d’inconnu·es, vous commencez à chanter… Dans Orchestre vide, longing for you, cinq personnages aussi éclectiques que singuliers explorent le karaoké comme espace où tous les épanchements sont possibles. Dans les interstices des chansons, se joue leur combat entre corps social et corps qui déborde, entre souci de se contenir et besoin irrépressible de se raconter.
    « Karaoké » est un mot-valise japonais qui signifie « orchestre vide », en référence à l’interprète chantant seul·e, sans musicien·nes. Pour le sociologue sud-coréen Young-ha Kim, cette pratique serait la résurgence d’un besoin d’exprimer notre désir artistique. Plus qu’un divertissement ou une simple parenthèse, il est un lieu où se dévoiler et se réinventer, sans jugement ou exigence de perfection. À la fois songe et réalité, expérience individuelle et collective, il est aussi le terreau des souvenirs ou de la nostalgie d’un futur à venir.
    Et si, le temps d’une soirée, on (re)découvrait des facettes de soi inconnues ou oubliées, étouffées par le quotidien et la normativité ? Et si d’autres histoires étaient possibles ? Avec Orchestre vide, longing for you, Habib Ben Tanfous compose un éloge à la vulnérabilité, envisagée comme un puissant vecteur de connexion et de communauté. En amont du spectacle, nous vous invitons à plonger dans le grand bain des chansons d’amour, en participant au karaoké qui aura lieu chaque soir, une heure avant la représentation.

    Qu’est-ce qu’on habite ? et comment ? C’est en architecte et chorégraphe que Florian embarque les jeunes spectateur·rice·s dès 5 ans dans sa réflexion sur le corps, le lieu, le territoire, sur le chez-soi comme construction mentale, matérielle, symbolique.

    09. Décembre - 16. Décembre

    La Raffinerie
    Création
    KêR
    Florian Boutin

    Qu’est-ce qu’on habite ? et comment ? C’est en architecte et chorégraphe que Florian embarque les jeunes spectateur·rice·s dès 5 ans dans sa réflexion sur le corps, le lieu, le territoire, sur le chez-soi comme construction mentale, matérielle, symbolique.

    Imbibée par le souvenir du carnaval de Buenos Aires et de ses rythmes indomptables, Ayelen Parolin entraîne douze interprètes dans une exploration à partir de la joie et des puissances du collectif, une ode à la force révolutionnaire des corps, célébrant la complexité dans un bain d’énergies contrastées.

    11. Décembre - 12. Décembre

    Les Écuries
    Irresistible Revolution
    Ayelen Parolin

    Imbibée par le souvenir du carnaval de Buenos Aires et de ses rythmes indomptables, Ayelen Parolin entraîne douze interprètes dans une exploration à partir de la joie et des puissances du collectif, une ode à la force révolutionnaire des corps, célébrant la complexité dans un bain d’énergies contrastées.

    L’incivilisation

    L’Apocalypse nomme la fin d’un cycle. Elle a tant chargé la psyché occidentale que le terme est devenu synonyme de cataclysme, de fin du monde. Quatre grands tableaux se tissent tels une tenture démesurée extraite du sang, du feu, de l’humus et des lames.

    Il y a des cris et des caresses, des courses. Il y a deux chevaux et trois personnages à la lisière de l’humanité. Une femme noire, souvent à cheval, brouille les pistes : est-elle la cavalière ou est-elle en cavale ? Quelle est cette intimité qu’elle partage avec les bêtes, connaît-elle les codes ou les invente-t-elle au fur et à mesure ?

    Une femme blanche, élancée et blonde, incarne l’univers du Cyborg de Donna Haraway, elle est à la fois parfaite et répugnante, lisse, conflictuelle et agressive, elle semble être le remède et la maladie. Je préfère être cyborg que déesse dit-elle.

    Un peu en marge, dans un fauteuil élimé, trône un démiurge fatigué et simiesque. Il arbore la calvitie et le ventre à bière de certains laissés-pour-compte, il observe, commente, se gausse voire jette des cannettes sur la scène. Il est leur dieu fatigué, moribond.

    Et cela commence.

    16. Décembre - 19. Décembre

    Les Brigittines
    Création
    Les cavalieres de l’Apocalypse
    Sabrina Sow, Lea Dubois, Serge Lazar

    L’incivilisation

    L’Apocalypse nomme la fin d’un cycle. Elle a tant chargé la psyché occidentale que le terme est devenu synonyme de cataclysme, de fin du monde. Quatre grands tableaux se tissent tels une tenture démesurée extraite du sang, du feu, de l’humus et des lames.

    Il y a des cris et des caresses, des courses. Il y a deux chevaux et trois personnages à la lisière de l’humanité. Une femme noire, souvent à cheval, brouille les pistes : est-elle la cavalière ou est-elle en cavale ? Quelle est cette intimité qu’elle partage avec les bêtes, connaît-elle les codes ou les invente-t-elle au fur et à mesure ?

    Une femme blanche, élancée et blonde, incarne l’univers du Cyborg de Donna Haraway, elle est à la fois parfaite et répugnante, lisse, conflictuelle et agressive, elle semble être le remède et la maladie. Je préfère être cyborg que déesse dit-elle.

    Un peu en marge, dans un fauteuil élimé, trône un démiurge fatigué et simiesque. Il arbore la calvitie et le ventre à bière de certains laissés-pour-compte, il observe, commente, se gausse voire jette des cannettes sur la scène. Il est leur dieu fatigué, moribond.

    Et cela commence.

    Vient de paraître

    N° 92

    Comment la création chorégraphique s’empare-t-elle de l’intelligence artificielle… et réciproquement ? Comment baliser les usages de façon éthique et responsable ? Comment l’IA peut-elle se mettre au service des artistes ? Potentialités, usages, droits… Un dossier au plus près de l’actualité sur les enjeux de l’IA dans le champ artistique. Au sommaire également : les 40 ans de la compagnie Mossoux-Bonté et la rubrique En Création qui dévoile le travail de quatre artistes, à découvrir sur nos scènes.

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