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Le texte engendre le mouvement, qui engendre à son tour le texte, lorsque trois chorégraphes, fasciné·e·s par ces femmes médiévales, pieuses autant qu’impies, ressuscitent un ouvrage prônant l’amour radical par l’auto-annihilation. Et ce n’est que le début…
30. Octobre - 31. Octobre
Le texte engendre le mouvement, qui engendre à son tour le texte, lorsque trois chorégraphes, fasciné·e·s par ces femmes médiévales, pieuses autant qu’impies, ressuscitent un ouvrage prônant l’amour radical par l’auto-annihilation. Et ce n’est que le début…
Wat als een chatbot choreograaf wordt? Vanuit die vraag schiepen Dan Mussett en Yorrith De Bakker Fully Automated Luxury Dancing! Drie lokale freelance dansers – elke voorstelling andere – voeren zonder enige voorbereiding dansopdrachten uit, die ze ter plaatse via een koptelefoon te horen krijgen. Terwijl ze reageren op de wil van een machine, wordt hun menselijke kwetsbaarheid akelig duidelijk. Wat gebeurt er met de danser – en met de dans zelf – wanneer creativiteit iets wordt dat geoptimaliseerd en geautomatiseerd moet worden?
Gebaseerd op verhalen van verschillende dansers uit de Belgische scene is de voorstelling een humoristische kritiek op zowel de hedendaagse dansindustrie – met haar verhalen over almachtige choreografen en machtsmisbruik – als een verkenning van wat automatisering in de toekomst zou kunnen betekenen voor creatief werk.
30. Octobre
Wat als een chatbot choreograaf wordt? Vanuit die vraag schiepen Dan Mussett en Yorrith De Bakker Fully Automated Luxury Dancing! Drie lokale freelance dansers – elke voorstelling andere – voeren zonder enige voorbereiding dansopdrachten uit, die ze ter plaatse via een koptelefoon te horen krijgen. Terwijl ze reageren op de wil van een machine, wordt hun menselijke kwetsbaarheid akelig duidelijk. Wat gebeurt er met de danser – en met de dans zelf – wanneer creativiteit iets wordt dat geoptimaliseerd en geautomatiseerd moet worden?
Gebaseerd op verhalen van verschillende dansers uit de Belgische scene is de voorstelling een humoristische kritiek op zowel de hedendaagse dansindustrie – met haar verhalen over almachtige choreografen en machtsmisbruik – als een verkenning van wat automatisering in de toekomst zou kunnen betekenen voor creatief werk.
Ils jouent, se défient et se testent mutuellement.
Comment la dynamique évolue-t-elle lorsqu’une troisième personne entre dans l’espace ?
Quels sont nos choix quand nous voulons intégrer un groupe ? Quelle place prenons-nous ?
01. Novembre
Ils jouent, se défient et se testent mutuellement.
Comment la dynamique évolue-t-elle lorsqu’une troisième personne entre dans l’espace ?
Quels sont nos choix quand nous voulons intégrer un groupe ? Quelle place prenons-nous ?
Transcendant les générations, un quatuor de femmes explore les intersections de la danse et de l’art plastique. Inspirée par les logogrammes de Christian Dotremont ou les graffitis qui recouvrent les murs de nos villes, Michèle Noiret revisite le corps et la trace. Autant de propositions pour inventer des partitions chorégraphiques à partir de traces existantes.
La danse/cinéma qu’a forgée Michèle Noiret se retrouve ici, sans caméra, dans le flou réalité-fiction, les chevauchements temporels, la perception volontairement troublée.
Sur scène elles seront quatre, d’âges divers. Entre elles, un réseau d’interrogations empruntées à Siri Hustvedt dans Vivre Penser Regarder, sur l’interaction humaine, la mémoire, l’imagination. En elles, des monologues intimes. À travers elles, une ruée dans les normes qui ont conditionné le devenir des femmes, les ont longtemps effacées de l’histoire, et continuent de fragiliser leurs acquis.
Nourrie depuis toujours par la littérature, le cinéma, les arts plastiques, guidée par son intuition vers des paysages inédits, la chorégraphe boucle avec Lignes de fracture plus de quarante ans de création. Un parcours où s’est inventé inlassablement, ensemble, pas à pas, « ce qui la veille nous était encore inconnu ».
03. Novembre - 07. Novembre
Transcendant les générations, un quatuor de femmes explore les intersections de la danse et de l’art plastique. Inspirée par les logogrammes de Christian Dotremont ou les graffitis qui recouvrent les murs de nos villes, Michèle Noiret revisite le corps et la trace. Autant de propositions pour inventer des partitions chorégraphiques à partir de traces existantes.
La danse/cinéma qu’a forgée Michèle Noiret se retrouve ici, sans caméra, dans le flou réalité-fiction, les chevauchements temporels, la perception volontairement troublée.
Sur scène elles seront quatre, d’âges divers. Entre elles, un réseau d’interrogations empruntées à Siri Hustvedt dans Vivre Penser Regarder, sur l’interaction humaine, la mémoire, l’imagination. En elles, des monologues intimes. À travers elles, une ruée dans les normes qui ont conditionné le devenir des femmes, les ont longtemps effacées de l’histoire, et continuent de fragiliser leurs acquis.
Nourrie depuis toujours par la littérature, le cinéma, les arts plastiques, guidée par son intuition vers des paysages inédits, la chorégraphe boucle avec Lignes de fracture plus de quarante ans de création. Un parcours où s’est inventé inlassablement, ensemble, pas à pas, « ce qui la veille nous était encore inconnu ».

L’exil et les ombres
Quatre danseur·euses et un musicien, tous·tes issu·es de l’exil, nous invitent à un rituel vivant et explorent les empreintes qui restent lorsque l’on quitte un pays, une enfance, un foyer : ces traces que les lieux et les souvenirs impriment sur les corps et que le temps ne parvient pas à effacer.
Comme l’ombre laissée sur un mur par quelqu’un qui n’est plus là, la mémoire persiste. Elle surgit sans prévenir et suspend le tumulte du présent. Elle se loge dans un geste, une odeur de café, un chant entendu de loin, un rythme intérieur porté partout comme un chez-soi qu’on n’a jamais tout à fait quitté.
04. Novembre - 07. Novembre
L’exil et les ombres
Quatre danseur·euses et un musicien, tous·tes issu·es de l’exil, nous invitent à un rituel vivant et explorent les empreintes qui restent lorsque l’on quitte un pays, une enfance, un foyer : ces traces que les lieux et les souvenirs impriment sur les corps et que le temps ne parvient pas à effacer.
Comme l’ombre laissée sur un mur par quelqu’un qui n’est plus là, la mémoire persiste. Elle surgit sans prévenir et suspend le tumulte du présent. Elle se loge dans un geste, une odeur de café, un chant entendu de loin, un rythme intérieur porté partout comme un chez-soi qu’on n’a jamais tout à fait quitté.

Alesandra Seutin presenteert met Ceci n’est pas Noire: Act II een performance die het lichaam als een plaats van echo en culturele resonantie ziet – een plek waar opvattingen rond identiteit en thuishoren constant transformeren.
Deze immersieve creatie reflecteert op Alesandra’s ervaring als persoon van zowel witte Europese als Zwarte Zuid-Afrikaanse afkomst; een constante onderhandeling tussen intimiteit en blootstelling, kwetsbaarheid en projectie. Ceci n’est pas Noire: Act II gaat over het aanvaarden van innerlijke spanningen binnen de ontdekking van je eigen waarheid.
Tussen surreële visioenen en hybride narratieve vormen ontvouwt het stuk zich aan de hand van een episodische structuur, doorspekt met meerdere personages die moeiteloos worden belichaamd via Seutins bewegingsvocabulaire. Gebaren, vocals en live klanken vervlechten zich en roepen zo herinneringen op, doorkruisen geografische en persoonlijke landschappen en onthullen de gelaagde complexiteit van een hybride identiteit.
In Ceci n’est pas Noire: Act II verkent Seutin haar gelijknamige creatie uit 2013 opnieuw. Ze verweeft op behendige wijze theatrale middelen om thema’s als de externe blik, transformatie en aangenomen sociale rollen te (her)ontdekken en te bevragen hoe fluïde en misleidend uiterlijkheden kunnen zijn.
Beleef mee deze intieme maar doelgerichte reis waarin Alesandra Seutin je uitnodigt om het lichaam te beschouwen als een ruimte van herinnering, verbeelding, kwetsbaarheid en – finaal – kracht.
05. Novembre - 07. Septembre
Alesandra Seutin presenteert met Ceci n’est pas Noire: Act II een performance die het lichaam als een plaats van echo en culturele resonantie ziet – een plek waar opvattingen rond identiteit en thuishoren constant transformeren.
Deze immersieve creatie reflecteert op Alesandra’s ervaring als persoon van zowel witte Europese als Zwarte Zuid-Afrikaanse afkomst; een constante onderhandeling tussen intimiteit en blootstelling, kwetsbaarheid en projectie. Ceci n’est pas Noire: Act II gaat over het aanvaarden van innerlijke spanningen binnen de ontdekking van je eigen waarheid.
Tussen surreële visioenen en hybride narratieve vormen ontvouwt het stuk zich aan de hand van een episodische structuur, doorspekt met meerdere personages die moeiteloos worden belichaamd via Seutins bewegingsvocabulaire. Gebaren, vocals en live klanken vervlechten zich en roepen zo herinneringen op, doorkruisen geografische en persoonlijke landschappen en onthullen de gelaagde complexiteit van een hybride identiteit.
In Ceci n’est pas Noire: Act II verkent Seutin haar gelijknamige creatie uit 2013 opnieuw. Ze verweeft op behendige wijze theatrale middelen om thema’s als de externe blik, transformatie en aangenomen sociale rollen te (her)ontdekken en te bevragen hoe fluïde en misleidend uiterlijkheden kunnen zijn.
Beleef mee deze intieme maar doelgerichte reis waarin Alesandra Seutin je uitnodigt om het lichaam te beschouwen als een ruimte van herinnering, verbeelding, kwetsbaarheid en – finaal – kracht.
Le festival En Vogue propose une immersion dans les danses urbaines, hip hop, clubbing et post-internet en investiguant l’extrême créativité des styles et techniques issue de ces courants, les nouvelles aspirations artistiques et pratiques liées à la circulation des danses sur la toile. Un temps fort et festif, résolument ouvert à toutes et tous.
06. Novembre - 21. Novembre
Le festival En Vogue propose une immersion dans les danses urbaines, hip hop, clubbing et post-internet en investiguant l’extrême créativité des styles et techniques issue de ces courants, les nouvelles aspirations artistiques et pratiques liées à la circulation des danses sur la toile. Un temps fort et festif, résolument ouvert à toutes et tous.
Depuis 2013, le collectif (LA)HORDE sonde le monde à travers une approche transdisciplinaire où la chorégraphie est au centre. Pour le Ballet national de Marseille, le trio crée Après-moi, le déluge, un conte contemporain étrange qui met en scène le drame de la catastrophe, et comment soigner un monde en déclin.
06. Novembre - 08. Novembre
Depuis 2013, le collectif (LA)HORDE sonde le monde à travers une approche transdisciplinaire où la chorégraphie est au centre. Pour le Ballet national de Marseille, le trio crée Après-moi, le déluge, un conte contemporain étrange qui met en scène le drame de la catastrophe, et comment soigner un monde en déclin.
Se retirer du monde pour demeurer dans sa chambre, et ne plus la quitter. Le chorégraphe Éric Ming Cuong Castaing et la performeuse et scénographe Anne-Sophie Turion imaginent un espace de rencontre avec trois personnes ayant vécu une expérience hikikomori – les hikikomori sont personnes vivant recluses au Japon, parfois durant des années. Dans un dispositif délicat, les déplacements et la parole s’animent, des liens inédits se tissent entre des êtres tenu·e·s à distance, qui s’en trouvent rapproché·e·s.
07. Novembre - 08. Novembre
Se retirer du monde pour demeurer dans sa chambre, et ne plus la quitter. Le chorégraphe Éric Ming Cuong Castaing et la performeuse et scénographe Anne-Sophie Turion imaginent un espace de rencontre avec trois personnes ayant vécu une expérience hikikomori – les hikikomori sont personnes vivant recluses au Japon, parfois durant des années. Dans un dispositif délicat, les déplacements et la parole s’animent, des liens inédits se tissent entre des êtres tenu·e·s à distance, qui s’en trouvent rapproché·e·s.
Couleurs fluo, formes colorées abstraites et animales, lumières mouvantes : l’univers pop nous embarque dans un paysage sensoriel où sons, images et les couleurs dansent. Un dialogue poétique, hypnotique et ludique se tisse entre musique et mouvement. L’eau circule, résonne, s’amplifie dans des objets du quotidien devenus instruments. Chromatique revisite le Carnaval des Animaux de Saint Saëns dans une version pop-électro et invite chacun·e à composer sa propre histoire en couleurs.
08. Novembre - 10. Novembre
Couleurs fluo, formes colorées abstraites et animales, lumières mouvantes : l’univers pop nous embarque dans un paysage sensoriel où sons, images et les couleurs dansent. Un dialogue poétique, hypnotique et ludique se tisse entre musique et mouvement. L’eau circule, résonne, s’amplifie dans des objets du quotidien devenus instruments. Chromatique revisite le Carnaval des Animaux de Saint Saëns dans une version pop-électro et invite chacun·e à composer sa propre histoire en couleurs.
Nous sommes en l’an 3000 sur la Terre, et plus personne ne sait qu’un jour, les humains ont parlé, se sont raconté des histoires… Plus personne ne se souvient qu’ils ont su rire, danser, aimer….
Aujourd’hui, les humains ne savent plus qu’une seule et unique chose : un jour, ils iront à NoVLand. Alors ils marchent, encore et encore, même s’ils oublient sans cesse pourquoi ils marchent, même s’ils ne savent plus pourquoi il faut y aller.
Mais tout de suite, sur la Terre, il vient de se produire quelque chose de totalement inattendu… Un événement qui pourrait changer à jamais le cours des choses…
08. Novembre
Nous sommes en l’an 3000 sur la Terre, et plus personne ne sait qu’un jour, les humains ont parlé, se sont raconté des histoires… Plus personne ne se souvient qu’ils ont su rire, danser, aimer….
Aujourd’hui, les humains ne savent plus qu’une seule et unique chose : un jour, ils iront à NoVLand. Alors ils marchent, encore et encore, même s’ils oublient sans cesse pourquoi ils marchent, même s’ils ne savent plus pourquoi il faut y aller.
Mais tout de suite, sur la Terre, il vient de se produire quelque chose de totalement inattendu… Un événement qui pourrait changer à jamais le cours des choses…
Dans la suite de zouglou, spectacle autour des révoltes sociales et des luttes collectives, Hippolyte aborde dans Saturation (Attouh) une révolte plus intime, celle du corps pris entre don et perte de soi.
Deux corps, deux êtres, traversent une expérience sensible et complexe. Les bras ouverts, ils investissent le plateau dans un élan de don, de disponibilité. Ils font des accolades, des câlins, des attouh. Ce don traverse la pièce et passe par la joie de donner, le bonheur du don de soi pour l’autre, pour une cause, les déceptions, les envahissements, les pertes.
Ces deux corps ont connu le trop plein du rien et le trop plein du trop aussi. Deux corps en crise face à un système automatisant.
Dans une société capitaliste qui prône la productivité, qui essore l’humain, le presse ; dans une société moderne qui magnifie l’individualisme, et où le profit et la sur-sollicitation mènent à des fléaux comme le burnout, l’urgence d’un « attouh » s’impose.
En Côte d’Ivoire, se faire attouh, c’est se faire une accolade, une embrassade tendre, chaleureuse, joviale. Quand on se retrouve, on se fait « attouh », quand on est dans une circonstance de réjouissance, on se fait « attouh ». Le « attouh » a une valeur symbolique de don de soi, de connexion physique et spirituelle. Un don de soi propre à une société du collectif, où la famille, la communauté ont une importance capitale. Un « attouh » qui pourrait nous porter, nous faire du bien et nous aider à traverser la tourmente.
Dans une société moderne où l’individualisme et son corollaire de solitude, de burnout, le collectif devient une nécessité vitale.
Ce spectacle nous invite à interroger notre rapport au temps dans une société accélérée où se poser, penser et faire collectif est devenu un acte de résistance.
08. Novembre
Dans la suite de zouglou, spectacle autour des révoltes sociales et des luttes collectives, Hippolyte aborde dans Saturation (Attouh) une révolte plus intime, celle du corps pris entre don et perte de soi.
Deux corps, deux êtres, traversent une expérience sensible et complexe. Les bras ouverts, ils investissent le plateau dans un élan de don, de disponibilité. Ils font des accolades, des câlins, des attouh. Ce don traverse la pièce et passe par la joie de donner, le bonheur du don de soi pour l’autre, pour une cause, les déceptions, les envahissements, les pertes.
Ces deux corps ont connu le trop plein du rien et le trop plein du trop aussi. Deux corps en crise face à un système automatisant.
Dans une société capitaliste qui prône la productivité, qui essore l’humain, le presse ; dans une société moderne qui magnifie l’individualisme, et où le profit et la sur-sollicitation mènent à des fléaux comme le burnout, l’urgence d’un « attouh » s’impose.
En Côte d’Ivoire, se faire attouh, c’est se faire une accolade, une embrassade tendre, chaleureuse, joviale. Quand on se retrouve, on se fait « attouh », quand on est dans une circonstance de réjouissance, on se fait « attouh ». Le « attouh » a une valeur symbolique de don de soi, de connexion physique et spirituelle. Un don de soi propre à une société du collectif, où la famille, la communauté ont une importance capitale. Un « attouh » qui pourrait nous porter, nous faire du bien et nous aider à traverser la tourmente.
Dans une société moderne où l’individualisme et son corollaire de solitude, de burnout, le collectif devient une nécessité vitale.
Ce spectacle nous invite à interroger notre rapport au temps dans une société accélérée où se poser, penser et faire collectif est devenu un acte de résistance.
Vient de paraître
N° 93
Le numero 93 interroge les héritages coloniaux, les représentations et les inégalités qui traversent encore le monde de la danse.
Au sommaire également : une plongée dans les Tuning Scores de Lisa Nelson et un hommage à Denise Luccioni.
La rubrique En création dévoile enfin quatre nouvelles pièces, à découvrir prochainement sur nos scènes.
