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    Marian del Valle

    Recherche(s) en danse

    Nouvelles de danse Mars 17, 2020

    Comment la danse et la recherche dialoguent-elles ?

    Encore peu développée en Belgique, la recherche en danse commence lentement à se faire une place au sein des institutions en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) Pour mesurer l’intensité de sa présence, nous partirons des questions suivantes : quelle place occupe la danse dans l’enseignement supérieur ? Quelles sont les aides mises en place pour stimuler et encourager la recherche en danse ? De quels espaces disposent celles et ceux qui font la recherche en danse pour la développer et la partager ?

    Une des bases qui permettent le développement de la recherche est son ancrage au sein de l’enseignement supérieur. La danse a été la grande absente des études supérieures ; ce n’est que récemment qu’elle a commencé à s’introduire au sein des écoles supérieures d’art (ESA) et des universités. D’abord à l’ARBA-ESA, la danse a été accueillie au sein de l’Institut supérieur des arts chorégraphiques (ISAC), à l’intérieur du cursus « Espace urbain ». Depuis un an, une nouvelle formation met la danse au centre : le Certificat en danse et pratiques chorégraphiques, fruit de la collaboration entre Charleroi danse et plusieurs écoles supérieures d’art1. Ces mêmes partenaires ont obtenu l’habilitation pour un master en danse qui débutera à la rentrée 2020. Du côté de l’université, il existe depuis un an à l’ULB un cours d’Histoire et esthétique de la danse dans le cadre du Master en arts du spectacle. Créé également à l’initiative de l’ULB, le projet « campus danse2 » propose à Charleroi un cycle de conférences et cinq séances d’introduction à la danse contemporaine.

    Les aides destinées à la recherche en danse (bourses et résidences)

    Les résidences et les bourses permettent aux chorégraphes de travailler sur des projets qui ne doivent pas nécessairement aboutir à une production. L’L et La Bellone offrent aux artistes différentes formes de résidence de recherche. Le service de la danse de la FWB et Charleroi danse ont mis en place des bourses pour les artistes qui s’engagent dans un temps « non productif » consacré à l’investigation.

    Il existe d’autres modalités de bourses, comme celles qu’octroie le Fonds de la Recherche scientifique (FNRS) pour réaliser des recherches scientifiques. L’association art-recherche (a/r asbl) a créé des aides similaires destinées aux artistes qui désirent mener une recherche en profondeur.

    Partager la recherche

    Le travail en équipe et le partage sont capitaux pour assurer l’épanouissement de la recherche ainsi que la circulation des travaux et créations qu’elle engendre. La danse est actuellement absente des centres de recherche qui rassemblent, au sein des universités, des chercheurs et des chercheuses partageant les mêmes axes ou méthodologies de recherche.

    Les bibliothèques et les centres de documentation spécialisés sont autant d’espaces supplémentaires nécessaires à la recherche. Contredanse tient à disposition du public le seul centre de documentation sur la danse existant en FWB. L’association a mis en place des projets, comme Partager les archives, qui visent à favoriser la rencontre entre artistes et chercheurs et le partage de leurs recherches.

    Après cette brève introduction, les quatre chercheuses que nous avons rencontrées s’exprimeront sur leur façon de pratiquer la recherche : Stéphanie Gonçalves dans un contexte scientifique (le FNRS) ; Marion Sage entre le cadre académique et la création chorégraphique ; Antía Díaz Otero circulant entre son travail d’artiste et sa recherche en doctorat ; Lara Barsacq s’adonnant à la recherche pour nourrir ses créations chorégraphiques.

    Actuellement, il existe de nombreuses recherches qui interrogent la mémoire de la danse en s’appuyant sur des archives. Marina Nordera, historienne de la danse et professeure à l’Université de Nice, propose dans son article une réflexion sur différents usages de la notion de « trace » dans l’articulation entre historiographie et création. Le dossier se clôture par un entretien avec Annie Bozzini, directrice de Charleroi danse, pour qui « un art privé de sa mémoire n’a pas d’avenir ».

    1. L’ENSAV-La Cambre, l’INSAS, le Conservatoire royal de Bruxelles, l’Université ouverte et l’ULB. 
    2. En partenariat avec Charleroi danse et l’Université ouverte.

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