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    À la une

    25/09/2026

    La réforme des pensions, où en est-on ?

    Une carrière artistique n’alterne pas simplement périodes d’activité et d’inactivité. Aux contrats visibles s’ajoutent des temps de travail sans contrat : écriture, recherche, répétitions, préparation d’un projet… Ces périodes peuvent être couvertes par l’allocation du travail des arts et compter pour la pension comme périodes « assimilées ».
    À partir de 2027, la réforme des pensions, qui touchera toute la population belge, limitera le nombre de jours de chômage pouvant compter dans le calcul de la pension. Au-delà d’un plafond fixé selon l’année de naissance, une partie de ces jours ne sera plus prise en compte. Les périodes couvertes par l’allocation du travail des arts échapperont à cette limitation, mais uniquement à partir du 1er avril 2014. Celles qui précèdent cette date seront traitées comme du chômage ordinaire et pourront donc être écartées du calcul. Ce n’est pas un simple détail technique : des personnes proches de la retraite risquent de se voir retirer des années de carrière qu’elles pensaient légitimement acquises sous les règles en vigueur à l’époque.
    Pourquoi cette coupure en 2014 ? L’argument avancé est administratif : l’ONEM ne pourrait pas identifier les périodes antérieures. Pourtant, une protection sociale particulière existe depuis 1973, et l’ONEM dispose des codes permettant d’en retrouver les bénéficiaires. Malgré ces éléments, les amendements visant à supprimer la coupure ont été rejetés. Les dockers et les pêcheurs, dont les métiers connaissent, eux aussi, une intermittence structurelle, ont pourtant obtenu une exception plus large. Pour le secteur artistique, ce « deux poids, deux mesures » est discriminatoire.
    Plus de quarante fédérations, syndicats et sociétés de gestion collective dénoncent une loi « inique », qui assimile à de l’inactivité des périodes consacrées à la création. Les organisations professionnelles préparent un recours devant la Cour constitutionnelle. Gageons que les juges sauront lire les codes que le ministre Jan Jambon refuse de voir.

    25/09/2026

    Un passage dans la nuit

    À La Raffinerie, une nouvelle porte relie désormais la salle polyvalente à la cour de Cassonade, espace culturel porté par Alwakan. Dans ce passage s’installe Vestiaire, projet de curation nocturne imaginé par Marie Umuhoza et Vivi Focquet de l’asbl Era. Installations, clubbing, performances et débats s’y rencontrent pour faire du night-club, un centre d’art, et de la fête, un espace de création artistique, sociale et politique. Prochains rendez-vous : Streaming, le 2 octobre, Questions+Answers, le 23 octobre, Cassonade, le 8 novembre, et Texting, le 14 novembre. charleroi-danse.be.

    Vient de paraître

    N° 93

    Le numero 93 interroge les héritages coloniaux, les représentations et les inégalités qui traversent encore le monde de la danse.
    Au sommaire également : une plongée dans les Tuning Scores de Lisa Nelson et un hommage à Denise Luccioni.
    La rubrique En création dévoile enfin quatre nouvelles pièces, à découvrir prochainement sur nos scènes.

    issue image

    Agenda des spectacles

    Tous les spectacles

    ÉMEUTE est une pièce chorégraphique
    et sonore pour 2 performeuses sur fond
    de coquilles d’œufs.
    ÉMEUTE dérive étymologiquement
    d’émouvoir, du latin « ex movere » qui signifie
    « mettre en mouvement ». Historiquement,
    au Moyen-Âge, une « esmote » faisait référence
    à une émotion collective, un soulèvement
    populaire spontané.
    À partir de la matière « Œuf », cette performance
    propose une réflexion sur les thèmes de la fragilité,
    de la responsabilité, de la transformation et
    du pouvoir des actions.
    Il est question de se réunir pour se soulever
    ensemble pour créer à 2 une foule imaginaire,
    pour faire émeute à 2.
    Sur une scène bi-frontale, Thi Mai Nguyen,
    danseuse à la présence magnétique et
    Marion Faure, DJ et créatrice sonore au plateau,
    convoquent avec puissance les affects
    de la résistance pour nous rassembler autour
    de ce qui anime nos mouvements collectifs.
    Nous invitons les spectateuri·x·es à apporter
    chacun·e 2 coquilles vides à placer à leur arrivée
    dans l’installation.

    20. October – 24. October

    Théâtre de la Vie
    Création
    ÉMEUTE
    Thi Mai Nguyen

    ÉMEUTE est une pièce chorégraphique
    et sonore pour 2 performeuses sur fond
    de coquilles d’œufs.
    ÉMEUTE dérive étymologiquement
    d’émouvoir, du latin « ex movere » qui signifie
    « mettre en mouvement ». Historiquement,
    au Moyen-Âge, une « esmote » faisait référence
    à une émotion collective, un soulèvement
    populaire spontané.
    À partir de la matière « Œuf », cette performance
    propose une réflexion sur les thèmes de la fragilité,
    de la responsabilité, de la transformation et
    du pouvoir des actions.
    Il est question de se réunir pour se soulever
    ensemble pour créer à 2 une foule imaginaire,
    pour faire émeute à 2.
    Sur une scène bi-frontale, Thi Mai Nguyen,
    danseuse à la présence magnétique et
    Marion Faure, DJ et créatrice sonore au plateau,
    convoquent avec puissance les affects
    de la résistance pour nous rassembler autour
    de ce qui anime nos mouvements collectifs.
    Nous invitons les spectateuri·x·es à apporter
    chacun·e 2 coquilles vides à placer à leur arrivée
    dans l’installation.

    SOCIAL DANCING SOCIAL CLUB (le show) est une création collective pour 5 danseuses et un DJ qui revisite les danses sociales de Wallonie dites “petites danses”, populaires jusqu’au 19ème siècle et aujourd’hui conservées sous une forme spectaculaire.

    Sur scène les 6 interprètes cohabitent avec de nombreux fantômes et transforment l’espace au rythme des figures qu’iels dessinent collectivement et des émotions qui les traversent. Cette performance est aussi un endroit de sociabilité et de transmission qui s’applique à proposer des outils pour danser ensemble. Au SOCIAL DANCING SOCIAL CLUB, on ré-imagine un folklore oublié grâce aux bribes qu’on en collecte et on le partage.

    20. October – 24. October

    Atelier 210
    Création
    Social Dancing Social Club (le show)
    Sophie Melis

    SOCIAL DANCING SOCIAL CLUB (le show) est une création collective pour 5 danseuses et un DJ qui revisite les danses sociales de Wallonie dites “petites danses”, populaires jusqu’au 19ème siècle et aujourd’hui conservées sous une forme spectaculaire.

    Sur scène les 6 interprètes cohabitent avec de nombreux fantômes et transforment l’espace au rythme des figures qu’iels dessinent collectivement et des émotions qui les traversent. Cette performance est aussi un endroit de sociabilité et de transmission qui s’applique à proposer des outils pour danser ensemble. Au SOCIAL DANCING SOCIAL CLUB, on ré-imagine un folklore oublié grâce aux bribes qu’on en collecte et on le partage.

    I dream a highway est un spectacle de danse contemporaine qui explore le rapport à notre descendance et à ce que nous lui léguons. Il invite le public à prendre place dans le futur, d’où il observe les vestiges archéo-chorégraphiques datés de l’année 2026.
    « I dream a highway » s’inspire des paroles de Nora Chipaumire, selon lesquelles « les ancêtres vivent dans nos os, présents même lorsque nous perdons contact avec elleux ». S’il y a des ancêtres dans nos os, alors nous vivrons sûrement dans les os du futur. I dream a highway cherche à explorer ce rapport. Il crée un paysage pour envisager une relation avec ce qui se trouve à la fois au-delà et à l’intérieur de soi.
    Ce diagnostic-spectacle de danse propose une réflexion sur la causalité, la responsabilité et la construction d’une relation spéculative avec nos descendant·e·s. Comment pouvons-nous d’ores et déjà endosser l’identité d’un·e ancêtre ? Que transmettons-nous à notre avenir pour qu’il en hérite ?

    22. October – 23. October

    Beursschouwburg
    Création
    I dream a highway
    Nathaniel Moore

    I dream a highway est un spectacle de danse contemporaine qui explore le rapport à notre descendance et à ce que nous lui léguons. Il invite le public à prendre place dans le futur, d’où il observe les vestiges archéo-chorégraphiques datés de l’année 2026.
    « I dream a highway » s’inspire des paroles de Nora Chipaumire, selon lesquelles « les ancêtres vivent dans nos os, présents même lorsque nous perdons contact avec elleux ». S’il y a des ancêtres dans nos os, alors nous vivrons sûrement dans les os du futur. I dream a highway cherche à explorer ce rapport. Il crée un paysage pour envisager une relation avec ce qui se trouve à la fois au-delà et à l’intérieur de soi.
    Ce diagnostic-spectacle de danse propose une réflexion sur la causalité, la responsabilité et la construction d’une relation spéculative avec nos descendant·e·s. Comment pouvons-nous d’ores et déjà endosser l’identité d’un·e ancêtre ? Que transmettons-nous à notre avenir pour qu’il en hérite ?

    La désormais légendaire célébration bruxelloise des danses urbaines revient cette année dans une formule un peu différente, concentrée au Théâtre National. Mais si la forme a légèrement évolué, l’esprit demeure, celui de la joyeuse rencontre des cultures.

    Cette année, l’Urban Dance Caravan investit entièrement le Théâtre National en mettant à l’honneur le Congo, le Maroc et le Cameroun grâce aux collaborations avec The Last Popper, le Centre Wallonie Bruxelles, le Goma Dance Festival et Live Room. La soirée débute dans le hall d’accueil transformé pour l’occasion en cypher, pour se poursuivre en Grande salle où les équipes finalistes du battle du Detours Festival – cocréateur de l’événement depuis 2022 – s’affrontent sous les acclamations du public !

    Un panorama des danses urbaines – break, house, afro, électro, krump, juggling… – qui dialoguent et se confrontent dans une même énergie collective.

    24. October

    Théâtre National
    Festival
    Urban Dance Caravan
    Detours Festival

    La désormais légendaire célébration bruxelloise des danses urbaines revient cette année dans une formule un peu différente, concentrée au Théâtre National. Mais si la forme a légèrement évolué, l’esprit demeure, celui de la joyeuse rencontre des cultures.

    Cette année, l’Urban Dance Caravan investit entièrement le Théâtre National en mettant à l’honneur le Congo, le Maroc et le Cameroun grâce aux collaborations avec The Last Popper, le Centre Wallonie Bruxelles, le Goma Dance Festival et Live Room. La soirée débute dans le hall d’accueil transformé pour l’occasion en cypher, pour se poursuivre en Grande salle où les équipes finalistes du battle du Detours Festival – cocréateur de l’événement depuis 2022 – s’affrontent sous les acclamations du public !

    Un panorama des danses urbaines – break, house, afro, électro, krump, juggling… – qui dialoguent et se confrontent dans une même énergie collective.

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