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  • Denise Luccioni

    Ayant rencontré aux Fêtes musicales de la Sainte-Baume, de 1976 à 1980, des inventeurs en danse et en musique (chorégraphes fondateurs du Judson Dance Theater – Trisha Brown, David Gordon, Steve Paxton, Yvonne Rainer – et Simone Forti, des compositeurs – John Cage, Robert Ashley, puis David Tudor, Takehisa Kosugi…), Denise Luccioni transforme peu à peu ces objets de passion en expériences et en connaissances. L’époque aidant (les années 1970), elle apprend en faisant. Ainsi à Paris, elle passe du bureau Artservice international de Bénédicte Pesle au démarrage de la Cinémathèque de la danse, de la programmation du théâtre de la Bastille à celle de l’American Center en préfiguration et de l’Esprit du Nomade de la Fondation Cartier, tout en poursuivant son partenariat avec des artistes (Trisha Brown, Richard Foreman, Grand Magasin, François Verret, Jean-Marie Patte…), en tant qu’assistante, productrice, vendeuse, organisatrice de tournées, « regard extérieur »… ; elle évolue ensuite très naturellement vers les conférences et la traduction de spectacles (Richard Foreman, Big Art Group, Richard Maxwell, Robert Ashley/Steve Paxton, Robyn Orlin…) et d’ouvrages sur la danse (Terpsichore en baskets de Sally Banes, Merce Cunningham, Un demi-siècle de danse de David Vaughan, Material for the Spine et Gravité de Steve Paxton, Le Corps pensant de Mabel Todd, Mouvements de vie d’Anna Halprin – ces deux derniers avec Élise Argaud – et Danser la vie sur Anna Halprin, Un Manuel de chorégraphe, de Jonathan Burrows). Dernièrement, elle a travaillé à une série d’essais audiovisuels, au titre changeant – Dansez neurones, souriez cellules ou Denise Luccioni : 50 ans de scène en vidéos – et à la traduction de l’ouvrage Living in the composition de Lisa Nelson.

    Depuis 2017, elle a quitté la pollution parisienne. Après Bruxelles, elle s’installe à Lorient où elle décède le 30 mai 2026.

    Simone Forti
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