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Dominique Genevois

Issue du Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris, Dominique Genevois complète sa formation à mudra, l’école de Maurice Béjart à Bruxelles. En 1975, elle entre au Ballet du XXe siècle et reprend des rôles dans Sonate à trois, le Sacre du printemps (l’élue), l’Oiseau de feu (la Partisane), Ce que l’amour me dit. Soliste dans les créations de Maurice Béjart, notamment Gaîté parisienne, La Flûte enchantée, Wien, Wien Nur du Allein, Dionysos, Le Concours, Malraux ou la métamorphose des Dieux, elle interprète aussi les œuvres de John neumeier, Lar Lubovitch, Bertrand D’At, Philippe Lizon et rejoint Maguy Marin en 1987 au Centre Chorégraphique national de Créteil pour Éden et Coup d’état.

Déléguée par Maurice Béjart pour transmettre ses œuvres, notamment dans les écoles internationales, Dominique Genevois s’intéresse à la scénographie et à la création de costumes qu’elle réalisera pour les Ballets de Monte-Carlo, le Ballet de Stuttgart et pour des troupes théâtrales, appréciant de travailler avec des comédiens.

Comme chorégraphe, elle participe à Galina de marcel Landowski (opéra de Lyon, 1996) et crée différentes pièces pour les jeunes Ballets d’Hanoi et de Jakarta, ainsi qu’au festival d’Okinawa et en Mandchourie. Elle a été assistante de Kader Belarbi à l’Opéra de Paris pour sa création Wuthering Heights (2001).

Titulaire du Certificat d’aptitude, elle est nommée professeur au Conservatoire national supérieur de musique et de Danse de Lyon (CNSMD) en 1992 et intervient dans les formations du Diplôme d’état et du Certificat d’aptitude de professeur de danse classique. Elle est invitée pour des master-classes dans de nombreuses écoles internationales et dans le cadre d’échanges Erasmus en Europe.

En 2016, elle publie Mudra, 103 rue Bara. L’école de Maurice Béjart 1970-1988  aux Éditions Contredanse.

Créée par Maurice Béjart en 1970 à Bruxelles, cette école de référence fait enfin l’objet d’un ouvrage monstre, documenté et amoureux, riche et sensible, porté par la voix subtile de la danseuse et professeure Dominique Genevois. (…) C’est non seulement un miracle – aucun livre sur Mudra n’existait, et les archives de l’école ont disparu au cours de l’incendie du lieu –, mais un régal. De cette enquête au long cours, Dominique Genevois extrait un déroulé limpide qui retrace, de 1970 à 1988, la saga artistique, économique et humaine de cette entreprise unique. (…) D’une densité extrême, d’une lisibilité directe, ce millefeuille qui chronique aussi le contexte et la société en orchestrant des allers-retours d’hier à aujourd’hui, dresse un splendide état de la création chorégraphique au tournant des années 1980.

Rosita Boisseau. Le monde, 11-12/09/2016

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