Vu à la Balsamine le samedi 12 juin 2010 Concept et chorégraphie : Félicette Chazerand Partenaire artistique : Mira Vanden Bosch
Enfin, j’ai vu une chorégraphie qui m’a énormément plu, que je retiendrai.
Félicette Chazerand nous offre un spectacle plein de fraîcheur ou toutes ces composantes sont en plus d’être pleines d’idées novatrices, légères, belles, sublimes même.
La chorégraphe s’inspire tout à fait de la nature présentant des scènes délicates telles celles rencontrées principalement en Orient avec jeu de voiles, éventails et paravents ; objets tous d’une extrême finesse.
Il ne faut pas s’y tromper, si ce jeu de voiles pourrait faire penser en premier lieu au jeu de Loïs Fuller dans les années 1900, ici Félicette avec sa partenaire Mira vont systématiquement se compléter l’une l’autre dans leur danse créant ainsi de très beaux effets, la matière particulièrement légère des voiles ainsi que éclairage ad hoc y participant harmonieusement.
De plus j’ai remarqué qu’elles vivent leur danse avec un réel bonheur, on verrait presque dans leur jeu, deux gamines dans un énorme éclat de joie.
La délicatesse avec laquelle elles jouent de leur éventail est indescriptible, on ne peut que retenir son souffle en le voyant et nos deux danseuses savent trouver chorégraphiquement la juste figure, cela toujours en douceur.
Le splendide paravent, un peu similaire à une branche modulable de palmier va leur permettre d’en jouer avec une extrême complicité se positionnant alternativement de chaque côté et profitant de l’espace entre les lamelles des branches pour y présenter une nouvelle figure.
Anne-Cécile et Maria Eugenia vont beaucoup danser ensemble, toujours dans ces mouvements que seule une réelle féminité peut offrir.
L’éclairage est parfait, la musique ne s’impose pas mais dialogue harmonieusement avec l’ensemble.
Les spectateurs offriront une réelle ovation aux danseuses.
Jean-Maurice Gillieaux













