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We was them, la nouvelle création pour six danseurs de Hans Van den Broeck explore ce qui se passe entre des individus contraints à partager un espace réduit pendant un temps déterminé, face à un danger extérieur. Les frontières spatiales et temporelles deviennent un refuge rassurant contre la menace des autres, un lieu où s’organisent en commun leurs pensées et leurs stratégies. Jusqu’à ce que la porte s’ouvre. Première le 7 octobre au KVS à Bruxelles.

Globalisation, diversité, uniformisation, identité personnelle et culturelle, tels sont les thèmes développés par Matteo Moles dans sa dernière création Utoglobia. Créée avec une équipe de danseurs internationaux, la pièce constituée de différents tableaux, questionne la place de l’individu et la richesse des différences dans l’utopie d’un monde global. Première le 8 octobre au Centre culturel de Braine-l’Alleud

La chanteuse Maria Bethânia, égérie de la musique brésilienne a inspiré Claudio Bernardo dans son enregistrement de la préface du roman L’heure de l’étoile de Clarice Lispector. Avec la complicité de la danseuse Daniela Luca, il crée le solo A hora da Estella où gestuelle et mots se rejoignent. Cette pièce d’une vingtaine de minutes est un des volets d’un projet de quatre solos intitulé Pagina Bianca. Première de A hora da Estella le 8 octobre à la Machine à eau (Mons).

Gilles Monnart/Cie Un œuf is un œuf poursuit son travail pour petits et grands enfants. Son nouveau Mister O mêle danse, humour visuel et musique live pour raconter l’histoire surréaliste d’un magicien, d’une Blanche-Neige et de quatre lapins musiciens. Avec le Van Horn Jazz Trio et Kristof Engelen. Première tout public le 11 octobre au Casino de Blankenberge.

Charlotte Vanden Eynde_I'm sorry©David De Beukelaer.tif

Charlotte Vanden Eynde I’m sorry, It’s (not) a story © David De Beukelaer

 

Charlotte Vandeneynde que l’on connaît pour ses créations à la croisée de la danse, de la performance et des arts visuels créera une nouvelle pièce pour l’Amperdans4: I’m Sorry It’s (not) a Story. Il y sera question de la signification et de l’émotion potentielle contenue dans tout mouvement. Rechercher une histoire dans ce que l’on regarde ou au contraire ne pas vouloir la voir: l’une et l’autre attitude sont selon la chorégraphe aussi légitimes que frustrantes. Première le 15 octobre à wpZimmer (Anvers, Amperdans4).

Arena/Act three de Chantal Yzermans est créé spécialement pour le Troubleyn/ Laboratorium, un ancien lieu industriel fraîchement rénové dans un quartier réputé à problème d’Anvers, le Seefthoek. Il s’agit de la troisième et dernière partie de la trilogie ONR-I, un triptyque sur l’allégorie de la nuit se déployant comme une sorte de retable de théâtre. Elle a invité pour cette pièce deux danseuses de la Merce Cunningham Company avec qui elle a travaillé à New York. Elles créeront ce «troisième acte» le 15 octobre à Troubleyn/Laboratorium (Anvers, Amperdans4).

La chorégraphe Sara Mente a utilisé dans Lawaai means Hawaai «le bruit» comme catalyseur de son écriture chorégraphique. La performance consistera en une transposition en espace et en mouvements de différents phénomènes acoustiques, transformant ainsi l’espace théâtral en une boîte à sons expérimentale. Première le 16 octobre à Monty (Anvers, Amperdans4).

Dans A Mary Wigman Dance Evening, le jeune chorégraphe Fabian Barba/Busy Rocks va à la rencontre de la danseuse et chorégraphe qui fut une des pionnières de la danse contemporaine allemande. Il avait déjà travaillé sur le cycle Swingende Landschapf dont il était parvenu à recomposer trois des sept solos. Dans cette soirée, il proposera une large sélection de citations extraites du répertoire wigmanien, où s’affirmera la tension entre la reconstruction et l’original. Première le 16 octobre au Centre culturel Berchem (Amperdans4).

Évolution de la Cie Crysalide retrace le parcours de la vie de l’homme du néant au néant. Les neuf danseuses évoluent entre sable, terre et eau évoquant les catastrophes naturelles et humaines par lesquelles toute vie peut passer avant de retrouver le vide. Première le 16 octobre au Centre culturel Joli Bois à Bruxelles.

Dry Act #1 a pour sujet les drames potentiels engendrés par le manque d’eau propre: catastrophes environnementales, migration de réfugiés climatiques et finalement guerre de l’eau. Comment le monde serait-il divisé alors? Ex-étudiante de PARTS, passée également chez ROSAS, Anne-Linn Akselen s’associe ici avec le juriste, auteur et acteur argentin Adrian Minkowicz pour aborder cette question importante à travers les principes de base du tango: manipulation, dépendance mutuelle, relation guide-suiveur. Première le 16 octobre à Monty (Anvers, Amperdans4).

Le jeune collectif In Vitro, composé de Daphne Kitschen et Jan Dekeyser (qui on travaillé plusieurs années avec Jan Fabre respectivement pour la création de costumes et de lumières) et rejoint ici par la scénographe Elly Van Eeghem, propose une nouvelle performance de théâtre-musique: Medea. La légende de Médée, particulièrement sombre, où se succèdent meurtres et fuites éperdues, sert ici de support à l’évocation de l’Apocalypse et de la fin des temps. Le Troubleyn/Laboratorium, dont le bâtiment faillit disparaître dans un incendie en 1974 sera la cadre idéal de ce spectacle total volontairement dramatique. Le volet danse sera assuré par le Dansstudio Chantal Tyncke. Première le 22 octobre au Troubleyn/Laboratorium, (Anvers, Amperdans4).

Pour sa nouvelle création, Meg Stuart investigue «le plus ancien des groupes sociaux, cette armée de politesse» qu’est la famille. Une famille où chacun s’amuse à endosser des rôles différent et qui tourne doucement à l’aigre. Do Animals Cry met en scène six danseurs sur une musique du compositeur américain multi-instrumentiste Hahn Rowe. Après sa création au Théâtre de Garonne à Toulouse, la première belge est prévue le 22 octobre au Kaaitheater (Bruxelles).

La fascination pour l’observation a réuni le chorégraphe Benjamen Vandewalle et l’artiste visuel Erki De Vries dans leur installation-performance Birdwatching. Celle-ci rend compte de différents niveaux d’observation enregistrés par les artistes dans un espace public durant plusieurs heures et montre que la réalité est bien différente de ce qu’elle paraît au premier abord. Première à Monty le 23 octobre (Anvers, Amperdans4).

Neige, la dernière création de Michèle Anne De Mey aura toutes les allures d’un conte, à la fois terrifiant et enchanteur. La chorégraphe veut créer un monde féerique rythmé par la chute des flocons, de la grêle et de la pluie. La scénographie de Sylvie Olive est traitée sur le même pied que la chorégraphie, l’une générant l’autre, comme la musique d’ailleurs: la Septième symphonie de Beethoven qui a nourri tout l’imaginaire de la pièce. Première le 11 novembre aux Écuries de Charleroi (Biennale de Charleroi/Danses).

Après Le Pas de Ville (2003), La Valse des familles (2006) et Le Pas des choses (2007), réalisés avec des danseurs amateurs de différents quartiers de Bruxelles, Flavia Ribeiro Wanderley crée le quatrième volet des Danses du Quotidien à Charleroi. En collaboration avec le CPAS de la ville, elle mène ce projet alliant formation et création avec citoyens-danseurs depuis mars 2009. Danses du Quotidien/Charleroi-Ville, aborde le langage non verbal dans les rapports humains subjectifs. Première le 11 novembre au studio du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (Biennale Charleroi/Danses).

Dans The End, Johanne Leighton s’inspire du texte de John Cage Lecture on Nothing, une réflexion sur le statut de l’art de son temps et de son rapport au sens. Traduit et récité en français, il ponctuera de manière significative la chorégraphie qui y fera écho en proposant un questionnement sur nos habitudes et attitudes face à la danse. Pour ce faire, la chorégraphe aura recours aux procédés ludiques qui lui sont chers: copie, reconstruction, rature, citation pour construire une pièce s’articulant autour d’une série de fins. Première le 13 novembre au Studio du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (Biennale de Charleroi/Danses).

Revisiter les variations des rôles féminins du répertoire du ballet classique, les régénérer, les dénoyauter, les remixer en utilisant la méthode de structuration abstraite et de composition formelle, telle est l’entreprise de Jean-Luc Ducourt dans sa dernière création: Venus-Remix, «un solo é-clichés pour une danseuse classique». Première le 13 novembre à l’Ancre (Charleroi, Biennale Charleroi/Danses).

 

Claudio Bernardo part à l’Assaut des cieux dans sa nouvelle création: une pièce pour sept danseurs et une chanteuse. Le chorégraphe s’y interroge sur ce que ce lieu, chargé de symbolique et de fantasmes, dicte à notre imaginaire. Ses personnages se lancent à la recherche éperdue d’un absolu: vouloir comprendre, anticiper et peut-être même dompter les mouvements du ciel, tels Don Quichotte, Prométhée ou Icare... Une quête touchante et dérisoire qui se veut une parabole de la destinée humaine. Première le 17 novembre à la Machine à Eau (Mons, Biennale Charleroi/Danses).

Claudio Bernardo_Assaut des cieux@ Malik Choukrane.tif

Claudio Bernardo l’Assaut des cieux © Malik Choukrane

 

«Le monde est couvert d’un réseau d’itinéraires individuels». Dans tout ce fourmillement, Mélanie Munt décide d’en choisir un particulier pour son nouveau solo Itinéraire, réflexion chorégraphique sur nos (ré)actions, souvent disproportionnées face aux obstacles que l’on crée souvent soi-même. Après plusieurs pièces de groupe, elle revient à la forme minimale du solo pour aborder un thème qu’elle trouve particulièrement approprié à son médium, la danse, et plus particulièrement à la release technique. Première le 19 novembre à l’Ancre (Charleroi, Biennale Charleroi/Danses).

Après Opening Night, Les SlovaKs Dance Collective poursuivent leur mise en scène énergique de la culture slovaque qui les réunit. Dans Journey Home, leur dernière création, les six artistes incarneront des personnages et se serviront d’éléments de jeux pour créer une structure narrative. Une narration cependant éclatée ou implicite faite de petites scènes et de petites histoires propres à chacun des interprètes. Cette structure particulière, ils l’ont voulue à l’image des soirées de danse en Slovaquie où se succèdent des danses issues de différentes régions du pays, ayant chacune sa spécialité, son tempérament et sa couleur. Première le 20 novembre au Kaaitheatre (Bruxelles, Biennale de Charleroi/Danses).

Dans Clash, Carmen Blanco Principal propose un portrait de deux adolescents d’aujourd’hui, chacun avec sa vision du monde, ses rêves, ses rêves désirs et ses questionnements. Deux apprentis, l’un musicien, l’autre danseur se confrontent sur un terrain mouvant où la violence et l’agressivité n’est jamais loin. Balançant entre langage verbal et langage du corps, le spectacle se présente comme une joute ou un combat de boxe, dont le temps est divisé en rounds. À chaque round une thématique, un défi entre deux personnes, entre deux langages. Première le 21 novembre au Studio du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (Biennale Charleroi/Danses).

La Cie Mossoux/Bonté crée ce semestre en collaboration avec l’ensemble Musiques nouvelles Corps magnétiques. Dans cette nouvelle pièce de groupe, quatre hommes et quatre femmes circulent sur une frontière qui peut être ligne de démarcation, bord de fosse ou départ de course. Dans cet espace sans profondeur, ils sont là mais leur présence leur semble incertaine. Est-ce bien eux, sont-ils bien là, et pour quelles raisons? Ne sont-ils pas le produit d’un rêve, pas le leur mais de quelqu’un d’autre? A l’intérieur de la ligne, des couples, des groupes, des solitudes se forment, dessinent une ligne, des lignes renvoyant à la logique de la musique de Morton Feldman et de ses infinies variations. Première le 25 novembre au Manège à Mons (Biennale Charleroi/Danses).

Save All Dogs, la nouvelle création de Stephan Dreher, est une parabole au ton amer sur les joies et les frustrations de la danse dans un monde volant en éclats. Il s’agit d’un lieu d’expérimentation où sept danseurs se transforment en une bande de chiens enragés. Cette pièce est inspirée d’un collage de Michael Swaney. Dans Save all dogs, apprendre le langage des animaux signifie danser. Première le 25 novembre à la Raffinerie (Bruxelles, Biennale Charleroi/Danses).

Prolongeant et développant du projet filmique et musical Ma Mère l’Oye, Thierry De Mey crée Equi Voci, qui joint à la précédente trois autres pièces, créées sur le même principe: des pièces orchestrales accompagnées de films de danse projetés en triptyque. La matrice originelle de Ma Mère l’Oye réunissant 50 danseurs sur l’œuvre éponyme de Maurice Ravel se voit augmentée du Prélude à l’après midi d’un faune de Debussy chorégraphié par Anne Theresa De Keersmaeker pour deux danseurs, de La Mer du même compositeur sur des images de De Mey et de la Valse de Ravel chorégraphiée par Thomas Hauert. Première le 26 novembre à Flagey (Bruxelles, Biennale Charleroi/Danses).

Céline Wobman a pris comme point de départ à sa création «Regards sur...» le texte d’un ex- danseur écrit pour l’occasion. En soumettant cet écrit à l’interprétation d’artistes et de danseurs amateurs et professionnels de différents âges, styles et disciplines, elle en propose une variation à plusieurs voix, teintée des personnalités et expériences de chacun. Première le 27 novembre au Centre Rosocha (Bruxelles).

Alors que dans sa trilogie Le Jardin, le Salon et le Sous-Sol, Peeping Tom suivait la trajectoire d’une famille, dans sa nouvelle pièce 32, rue Vandenbranden, le collectif se concentre sur l’individu et sur la manière dont il peut concilier sa liberté avec les règles imposées par la société. L’imaginaire visuel de la pièce puise dans le célèbre film japonais The Ballad of Narayama. La dramaturgie musicale est elle basée sur la berceuse de Stravinsky avec des arrangements du compositeur Carlos Tolosa qui utilise un des instruments électroniques les plus anciens, la Theremine, dont le son ressemble à la scie musicale mais est également très proche de la voix humaine. Première le 28 novembre à KVS (Bruxelles, Biennale Charleroi/Danses).

Le tandem Jonathan Burrows et Matteo Fargion n’en n’est pas à son premier duo. On a pu voir précédemment leur trilogie enjouée Both Sitting Duet (2002), The Quiet Dance (2005) et Speaking Dance (2006). Au printemps 2009, le chorégraphe et le musicien ont également créé Cheap Lecture à Maasmechelen. Cette pièce où sons et mouvements s’enchaînent avec virtuosité sera augmentée d’une deuxième partie ce trimestre. Première le 17 décembre au Kaaitheater (Bruxelles). ■ CDP